Champignons : près de 500 intoxications en septembre, l'Anses appelle à la prudence

Champignons : près de 500 intoxications en septembre, l'Anses appelle à la prudence

Près de 500 intoxications liées à la cueillette et à la consommation de champignons ont été signalées aux Centres antipoison en septembre 2026, et plus de 200 cas ont déjà été enregistrés depuis le 1er octobre, selon un point d'information de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses). L'agence sanitaire rappelle les bonnes pratiques à respecter alors que s'ouvre la saison des champignons.

Key facts

Pourquoi les intoxications augmentent-elles à l'automne ?

L'arrivée de l'automne correspond au début de la saison de cueillette, période où les signalements affluent vers les Centres antipoison. Les conséquences peuvent être lourdes : troubles digestifs sévères, complications rénales ou atteintes du foie pouvant nécessiter une greffe, rappelle l'Anses.

Les causes de ces intoxications sont multiples. Elles résultent le plus souvent de la confusion entre une espèce comestible et une espèce toxique, d'une mauvaise conservation des champignons, de la consommation de spécimens en mauvais état, insuffisamment cuits ou ingérés en trop grande quantité. L'agence cite aussi l'usage d'applications de reconnaissance de champignons sur smartphone qui se trompent sur l'identification des spécimens cueillis. Quelles règles suivre pour cueillir sans risque ?

L'Anses insiste sur un principe simple : ne ramasser que les champignons que l'on connaît parfaitement, car certaines espèces très toxiques ressemblent à des espèces comestibles. En cas de doute sur l'identification d'un champignon, la récolte ne doit pas être consommée avant d'avoir été contrôlée par un spécialiste, pharmacien ou association de mycologie.

L'agence déconseille par ailleurs de faire manger à de jeunes enfants des champignons cueillis. Elle recommande de cuire systématiquement les champignons ramassés, ou achetés dans le commerce à quelques exceptions près comme les champignons de Paris et les truffes, au moins 20 minutes avant consommation. Que faire en cas de symptômes ?

En cas de nausées, vomissements, diarrhées ou troubles neurologiques après avoir consommé des champignons, l'Anses invite à contacter immédiatement un Centre antipoison ou à appeler le 15 (SAMU). Quel bilan pour l'année 2025 ?

Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2025, plus de 1300 intoxications par des champignons ont été rapportées aux Centres antipoison. Depuis 2025, la surveillance porte sur l'année entière, précise l'agence. La grande majorité des cas a été observée pendant la période de cueillette, entre juillet et décembre.

Un pic de plus de 600 cas a été enregistré en septembre 2025, alors que le mois d'octobre est habituellement le plus concerné. Les intoxications recensées au premier semestre concernaient majoritairement des champignons achetés dans le commerce ou consommés au restaurant (agarics, morilles, shiitake), ainsi que des champignons cueillis la saison précédente et conservés séchés ou congelés.

Si la plupart des intoxications étaient bénignes, associées à des signes digestifs comme des douleurs abdominales, des nausées, des vomissements et des diarrhées, 3 % étaient cependant de gravité forte. Un patient est décédé et trois autres ont reçu une greffe hépatique après un syndrome phalloïdien.

L'Anses renvoie à son bilan des cas enregistrés par les Centres antipoison entre le 1er juillet et le 31 décembre 2025, ainsi qu'au détail des bonnes pratiques à adopter pour la cueillette. La surveillance se poursuit sur l'ensemble de l'année 2026, la période de cueillette s'étendant jusqu'en décembre.

Source: Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES)

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