Crise à la Fifa : Infantino promet une meilleure redistribution des revenus

Crise à la Fifa : Infantino promet une meilleure redistribution des revenus

Le président de la Fifa, Gianni Infantino, dont la gouvernance est vivement contestée, a assuré vouloir une meilleure redistribution des ressources de l'instance aux 211 fédérations membres, sans toutefois s'engager sur un montant précis. Dans une lettre adressée aux présidents des six confédérations et consultée par l'AFP lundi 28 septembre 2026, il répond à une demande formulée dix jours plus tôt par Aleksander Ceferin, président de l'UEFA, et Victor Montagliani, président de la Concacaf.

Une demande de 10 millions par fédération

Les deux dirigeants réclamaient le versement d'« au moins 10 millions de dollars » à chacune des 211 fédérations membres, en puisant dans les réserves de la Fifa qu'ils estiment à « environ 6 milliards de dollars ». Dans ce courrier, adressé à ceux qui sont également ses vice-présidents, avec copie aux membres du Conseil de la Fifa, M. Infantino a indiqué que cette requête serait étudiée lors du prochain Conseil de la Fifa, prévu le 15 octobre.

Il a invité les confédérations à « transmettre au Secrétaire Général (Mattias Grafström) les modèles financiers, hypothèses et informations à l'appui » afin de « les vérifier auprès des commissions compétentes de la Fifa, conformément aux statuts et aux règlements de l'instance ». Le dirigeant italo-libano-suisse s'est ainsi refusé à « préjuger du montant » de la redistribution.

Aucun chiffre considéré comme un engagement

« Tant que l'évaluation et les approbations nécessaires ne seront pas complètes, aucun chiffre préliminaire ne pourra être considéré comme un engagement approuvé envers les associations membres », a-t-il argumenté. « Je soutiendrai le plus haut niveau de financement supplémentaire pouvant être délivré de manière responsable à travers le processus de bonne gouvernance de la Fifa, appliqué de manière équitable et soutenu par des mécanismes transparents », a encore assuré M. Infantino.

« L'ambition est bienvenue. Les preuves financières, la gouvernance et la mise en œuvre doivent désormais l'étayer. Un chiffre unique peut lancer la discussion, mais ne saurait suffire à définir une politique globale », a insisté le patron de l'instance mondiale du football.

Un Conseil sous tension le 15 octobre

La réunion du Conseil de la Fifa du 15 octobre sera la première depuis le projet avorté d'ouverture de la Coupe du monde à des investisseurs privés, mené sans concertation par Gianni Infantino. « La récente proposition commerciale, désormais retirée, visait à permettre à la Fifa d'investir davantage dans le football - et non à remplacer un soutien qui pourrait être fourni de manière responsable à partir des ressources existantes », a tenu à répéter le dirigeant.

Son initiative a secoué le monde du football et fragilisé sa gouvernance, plusieurs voix ayant appelé à sa démission. La semaine précédente, Gianni Infantino avait proposé « une consultation » des fédérations afin de réformer le fonctionnement de l'instance, dans une lettre aux 211 fédérations membres, promettant d'examiner les propositions lors du Conseil du 15 octobre.

Un seul candidat déclaré pour 2027

En attendant, Gianni Infantino demeure le seul candidat à sa propre succession à la tête de la Fifa, dont l'élection est prévue en mars 2027. La date limite pour le dépôt des candidatures d'autres prétendants est fixée au 18 novembre. Cette échéance pourrait rebattre les cartes dans un contexte où la gouvernance du dirigeant est de plus en plus contestée.

Pour les fédérations, notamment les plus modestes, l'enjeu financier est considérable : une redistribution plus équitable des revenus de la Fifa pourrait modifier les équilibres du football mondial. Mais tant qu'aucun montant n'est acté, les débats sur la transparence et la répartition des ressources devraient se poursuivre lors des prochaines échéances institutionnelles.

Plus d'actualités

Sitemap