
- Techno
- La rédaction
- Source: Ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire https://agriculture.gouv.fr/lancement-de-ledic-agri-food
Annie Genevard, ministre de l'Agriculture, de l'Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire, a lancé jeudi 1er octobre 2026 l'EDIC for Agri-Food, un consortium européen d'infrastructures numériques dédié à l'agriculture et à l'alimentation, réunissant 14 États de l'Union européenne et doté d'une première enveloppe de 15 millions d'euros sur 2026-2028. L'annonce a été faite par le ministère de l'Agriculture dans un communiqué publié le jour même.
Key facts
À quoi doit servir le consortium ?
- L'EDIC for Agri-Food (« European Digital Infrastructure Consortium ») réunit 14 États de l'Union européenne : 10 membres (Autriche, Croatie, Finlande, France, Italie, Pays-Bas, Pologne, Région des Flandres, Slovénie, Roumanie) et 4 observateurs (Allemagne, Espagne, Irlande, Lettonie).
- Le lancement a eu lieu le jeudi 1er octobre 2026, date à laquelle s'est aussi réunie la première Assemblée des membres.
- Une première enveloppe de 15 millions d'euros est dédiée au consortium dans le Programme numérique européen sur la période 2026-2028, avec des projets financés à 100 % par des fonds européens.
- Jean-Marc Bournigal, directeur général de Chambres d'agriculture France, a été élu président à l'unanimité pour un mandat de 2 ans renouvelable ; Jürgen Vangeyte, directeur scientifique d'ILVO, institut de recherche en agriculture, pêche et alimentation de la Région des Flandres, a été élu vice-président.
Selon le ministère, le lancement de l'EDIC doit permettre de concevoir et de développer des solutions numériques au service de la compétitivité des acteurs du monde agricole. Trois objectifs sont mis en avant : alléger la charge administrative des agriculteurs, soutenir les transitions et renforcer la souveraineté numérique à l'échelle européenne.
Le consortium entend notamment adapter l'agriculture européenne au changement climatique, en développant des outils d'aide à la décision utiles aux agriculteurs pour mieux anticiper et gérer les évolutions climatiques. Il vise aussi à renforcer la souveraineté numérique européenne dans un contexte marqué, selon le communiqué, par la multiplication des cyberattaques et les tensions et conflits internationaux. Quel rôle pour la France ?
La France figure parmi les dix membres du consortium et en a porté la préparation, selon la ministre. « L'EDIC for Agri-Food constitue un jalon majeur pour apporter des solutions numériques d'intérêt général et souveraines dans un contexte climatique et géopolitique particulièrement difficile pour l'agriculture », a déclaré Annie Genevard, citée dans le communiqué. Elle s'est réjouie du « rôle de pilote joué par la France dans ce projet dont mon ministère a porté la préparation, en concertation constante avec les États membres, la Commission européenne et les professionnels ».
La ministre a ajouté que l'EDIC « marque une étape importante au service de la création d'outils numériques contribuant à la fois à la simplification administrative et aux transitions climatique et environnementale de l'agriculture ». Quelles ambitions pour le numérique agricole ?
Le nouveau président du consortium, Jean-Marc Bournigal, directeur général de Chambres d'agriculture France, voit dans ce lancement « une belle fenêtre d'opportunité » pour « donner une accélération indispensable et la dimension qu'il mérite au numérique agricole ». Il estime que « l'élan de cette initiative européenne doit stimuler nos propres avancées nationales pour nous adapter à un changement qui n'est pas que climatique, mais aussi numérique, et tout aussi rapide et puissant ».
Son vice-président, Jürgen Vangeyte, directeur scientifique d'ILVO, présente l'EDIC comme « une nouvelle façon de travailler entre pays Membres de l'Union européenne pour améliorer la performance du secteur ». « L'EDIC est là pour apporter rapidement des solutions opérationnelles et efficaces aux agriculteurs. C'est notre objectif à court terme », a-t-il déclaré. Un financement européen intégral
Les projets portés par l'EDIC sont financés à 100 % par les fonds européens, précise le ministère. L'enveloppe initiale de 15 millions d'euros est prévue dans le Programme numérique européen pour la période 2026-2028. Le consortium associe dix États membres et quatre observateurs, dont l'Allemagne, l'Espagne, l'Irlande et la Lettonie, qui pourraient rejoindre le dispositif.
La première Assemblée des membres s'est tenue le 1er octobre, jour du lancement, et a procédé à l'élection à l'unanimité de son président et de son vice-président. Les deux mandats sont d'une durée de deux ans renouvelable. Prochaines étapes
Avec cette première Assemblée et l'installation de son binôme dirigeant, l'EDIC for Agri-Food entre désormais dans sa phase opérationnelle, avec pour objectif affiché par ses responsables d'apporter rapidement des solutions concrètes aux agriculteurs européens. Le suivi des projets financés par le Programme numérique européen sur 2026-2028 constituera le premier test de son fonctionnement.
Source: Ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire
— La jeune entreprise a levé des fonds pour accélérer son déploiement.