«Avec un loyer, je ne pourrais pas partir autant» : ces Tanguy qui vivent chez leurs parents pour voyager

«Avec un loyer, je ne pourrais pas partir autant» : ces Tanguy qui vivent chez leurs parents pour voyager

«Avec un loyer, je ne pourrais pas partir autant» : ces Tanguy qui vivent chez leurs parents pour voyager Par Jhana Monlouis-Félicité Publié le 08/10/2026 à 12h02 Suivre Le Figaro sur : Google (ouvre un nouvel onglet) Google Discover (ouvre un nouvel onglet) Google News (ouvre un nouvel onglet) Sujets Jeunes actifs Loyer Tourisme Lire dans l’app Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp " data-modal-image-caption="Face au coût élevé des loyers, certains jeunes actifs choisissent de rester vivre chez leurs parents afin de pouvoir continuer à voyager régulièrement." data-modal-image-credit="Dusan Petkovic - stock.adobe.com"> Face au coût élevé des loyers, certains jeunes actifs choisissent de rester vivre chez leurs parents afin de pouvoir continuer à voyager régulièrement. Dusan Petkovic - stock.adobe.com À 23, 24 et 25 ans, Louis, Inès et Hamrine ont fait leur choix : habiter chez leurs parents pour continuer de parcourir le monde. Tous travaillent et aimeraient prendre leur indépendance, mais payer un loyer réduirait les départs. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Ils travaillent, mais vivent encore chez leurs parents ou y sont revenus après avoir pris leur indépendance. Selon une enquête menée par l’institut FLASHS pour Ymanci et publiée en septembre 2026, 74% des jeunes de 23 à 34 ans interrogés, vivant ou ayant vécu au domicile familial à l’âge adulte, occupent un emploi. Près d’un sur deux est même en CDI. Loin du cliché du «Tanguy» qui refuse de quitter le nid, rester chez ses parents peut aussi être un moyen de préparer son départ : 62% des répondants déclarent mettre de côté plus de 200 euros par mois. Si l’achat immobilier arrive en tête des objectifs d’épargne cités, les vacances figurent elles aussi parmi les projets. Pour certains jeunes actifs, le calcul est vite fait : un loyer en moins, c’est davantage de possibilités de partir. Ils renoncent, au moins temporairement, à leur propre logement pour préserver un mode de vie où les voyages occupent une place importante. Onze pays en neuf mois. Pourtant, lorsqu’il rentre en France, c’est toujours chez sa mère que Louis — le prénom a été modifié — pose ses valises. À 23 ans, le jeune homme travaille à son compte dans le commerce, où il négocie et vend des biens. Passer la publicité Publicité Louis pourrait prendre son propre appartement. Mais pour l’instant, il préfère rester chez sa mère et continuer à développer son activité professionnelle. Ses voyages s’organisent autour de son travail et dépendent notamment des périodes où sa présence sur place est nécessaire. Prendre un logement ajouterait surtout de nouvelles dépenses à une organisation qui lui convient aujourd’hui. « Quand on enlève des charges de loyer, on débloque des finances forcément », reconnaît-il. Une partie de cet argent lui permet de partir davantage, sans pour autant mettre son activité de côté. « Je pourrais sur le papier, mais ça ne m’arrangerait pas. Je n’aurais pas la tête reposée à l’idée de lâcher mon activité quelques mois », explique-t-il. Un road-trip à la place de l’appartement Pour Louis, rester chez sa mère lui permet de continuer à partir régulièrement. Ses déplacements dépendent selon lui de la « nécessité géographique » de son activité. Commercial et négociateur dans l’immobilier, il travaille lorsqu’il est en France et voyage dès qu’il le peut. Autoentrepreneur, le jeune homme privilégie surtout les courts séjours et revient notamment d’un road-trip en Europe centrale. Quelques jours en Allemagne , en Autriche ou en République tchèque , avec des dépenses sur place qui restent souvent limitées à quelques centaines d’euros.« J’ai surtout découvert que voyager, cela ne coûte pas tant que ça », raconte-t-il. Louis choisit donc ses destinations et ses dates en fonction des prix, tout en surveillant ses dépenses sur place. Prendre un appartement changerait complètement cette organisation réglée au cordeau. Au loyer s’ajouteraient les charges, les courses et toutes les dépenses du quotidien. Des frais que ce vingtenaire devrait continuer à payer, même lorsqu’il passe plusieurs semaines loin de chez lui. « Je pourrais sur le papier, mais ça ne m’arrangerait pas. Je n’aurais pas la tête reposée à l’idée de lâcher mon activité quelques mois », confie-t-il au Figaro . " data-modal-image-caption="Voyage au Maroc : Louis, 23 ans, consacre une partie de ses économies à ses nombreux séjours à l’étranger." data-modal-image-credit="Louis"> Voyage au Maroc : Louis, 23 ans, consacre une partie de ses économies à ses nombreux séjours à l’étranger. Louis Pour Hamrine, le choix est moins évident. À 25 ans, la jeune femme aimerait avoir son propre logement. Pourtant, elle aussi est retournée vivre chez sa mère. Ces dernières années, Hamrine a surtout vécu à l’étranger. Elle a passé sept mois au Canada avant de rentrer en France, puis plus d’un an en Australie . Depuis son retour, elle travaille en tant que conseillère de vente pour des maisons de luxe en CDD et en intérim. Hamrine sait qu’elle peut retrouver des missions lorsqu’elle revient en France. Pour la jeune femme, le rythme est simple : travailler quelques mois, puis repartir. Mais elle prévoit déjà de passer au moins un mois en Indonésie à la fin de sa mission d’intérim. " data-modal-image-caption="Hamrine à Palm Beach, près de Sydney, en Australie, lors de l’un de ses voyages." data-modal-image-credit="Hamrine"> Hamrine à Palm Beach, près de Sydney, en Australie, lors de l’un de ses voyages. Hamrine Chez une partie des jeunes diplômés, le CDI n’est d’ailleurs plus forcément une priorité. Une étude annuelle sortie en 2026 menées par l’école de commerce française l’EDHEC et la plateforme de recrutement JobTeaser sur les aspirations des jeunes face à l’emploi révèle que 41 % des étudiants interrogés ne recherchent pas

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