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Deux millions de touristes l’ont déjà fait : pourquoi les visiteurs veulent à tout prix louer un costume «hanbok» à Séoul Par Lou Andreas Seghier Publié le 07/10/2026 à 14h00 Suivre Le Figaro sur : Google (ouvre un nouvel onglet) Google Discover (ouvre un nouvel onglet) Google News (ouvre un nouvel onglet) Sujets Corée du sud Tourisme Lire dans l’app Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp " data-modal-image-caption="En hanbok, les visiteurs entrent gratuitement dans les grands palais de Séoul, dont Gyeongbokgung." data-modal-image-credit="Anek / anekoho - stock.adobe.com"> En hanbok, les visiteurs entrent gratuitement dans les grands palais de Séoul, dont Gyeongbokgung. Anek / anekoho - stock.adobe.com Jupe ample, veste croisée, chignon tressé… Louer le costume traditionnel coréen est devenu l’expérience phare d’un séjour dans la capitale sud-coréenne. Un rituel photogénique et bon marché, assorti d’un joli privilège. Passer la publicité Passer la publicité Publicité La scène se répète à l’infini sur les réseaux sociaux. La porte d’une boutique s’ouvre sur des portants où se pressent des soies roses, turquoise ou dorées. Ici, une habilleuse noue un ruban, là, une coiffeuse glisse une épingle dans un chignon. Quelques minutes plus tard, la voyageuse reparaît dans la cour de Gyeongbokgung, le grand palais royal de Séoul . À découvrir Découvrez le nouveau magazine Figaro Voyage spécial Corée du Sud Voyages en Corée du Sud : les circuits, hôtels et séjours sur mesure de nos partenaires Longtemps cantonné aux fêtes traditionnelles et aux mariages, le hanbok a trouvé un nouveau public. En quelques années, l’enfiler le temps d’une balade est devenu l’un des passages obligés d’un voyage en Corée du Sud , une parenthèse en costume d’époque que s’offrent désormais des visiteurs venus du monde entier. Un costume devenu sésame @lilisuperbelle Mon activit prfre Soul pour se transformer en princesses #hanbokrental son original - Lilibelle Passer la publicité Publicité Les vidéos se comptent désormais par milliers. Le décor, lui, reste le même, et les cours du palais servent de studio photo à ciel ouvert à des voyageurs venus des quatre coins du monde. Autour de cette quête de l’image parfaite, une petite économie s’est installée. Des photographes proposent des forfaits de prise de vue au palais, et certains loueurs ajoutent un maquillage à la prestation. Préparer son voyage Service Le contenu de cet article a été rédigé de manière indépendante par la rédaction. Lorsque vous cliquez ou effectuez une réservation via nos liens partenaires, Le Figaro peut percevoir une commission. Devis gratuit pour voyage personnalisé Voir Réserver un voyage sur mesure Voir Réserver un circuit Voir Réserver des activités en Corée du Sud Voir Réserver un hôtel en Corée du Sud Voir Réserver un billet d'avion pour Corée du Sud Voir Séjour de nos partenaires Contenus sponsorisés. Lorsque vous cliquez ou effectuez une réservation via nos liens partenaires, Le Figaro peut percevoir une commission. Séjour Corée du Sud | 14 jours | Odyssée dans la K-culture 14 jours À partir de 3 380 € Voir l'offre Tout est pourtant parti d’une décision administrative. En 2013, pour inciter les Coréens à renouer avec leur costume national, l’administration du patrimoine a offert l’entrée gratuite aux visiteurs en hanbok dans les quatre grands palais payants de la capitale, au sanctuaire de Jongmyo et dans les tombes royales. L’économie reste modeste, le billet de Gyeongbokgung coûtant 3 000 wons (moins de deux euros). Mais l’argument a fait mouche, au point que l’Office national du tourisme coréen le met aujourd’hui en avant auprès des visiteurs étrangers. Les chiffres montrent l’ampleur du phénomène. D’après les autorités coréennes, les visiteurs entrés sans billet grâce au hanbok étaient 300.000 à 400.000 par an aux débuts du dispositif. Ils ont dépassé les deux millions en 2025, portés par l’engouement des jeunes et des touristes étrangers. Aux abords du palais royal, les enseignes de location se sont multipliées, et certaines revendiquent plus d’un millier de modèles, de la taille bébé au XXL. Mode d’emploi La plupart des loueurs se trouvent à quelques minutes à pied de la station Gyeongbokgung, sur la ligne 3 du métro séoulien. On y choisit sa veste, le jeogori, puis sa jupe ou son pantalon, avant de confier sa coiffure à la boutique. D’après l’agence de presse coréenne Yonhap, il faut compter autour de 20.000 wons pour deux heures, soit une douzaine d’euros, et 25.000 wons pour quatre heures. Les tenues « royales » ou plus travaillées font grimper la note. Pour entrer sans payer, une règle simple s’applique : la tenue doit être complète. Un jeogori porté sur un jean ou une jupe traditionnelle avec un tee-shirt ne suffisent pas. Depuis 2019, en revanche, chacun peut porter le costume de l’autre sexe sans perdre l’avantage. Passer la publicité Publicité Gyeongbokgung ouvre à 9 heures, l’heure idéale pour profiter des cours avant l’affluence, puis filer vers les ruelles de maisons traditionnelles du village de Bukchon. Ceux qui veulent seulement essayer le costume ont d’autres options. D’après l’Office national du tourisme coréen, le centre de promotion d’Insadong prête des hanboks pour 3 000 wons, et l’aéroport d’Incheon propose un essayage gratuit avant l’embarquement. Bien choisir son hanbok Devant l’embarras du choix, on en oublierait presque que le costume a une longue histoire. Dans une brochure qui lui est consacrée, le Centre culturel coréen le décrit comme « le véritable visage du peuple coréen ». Ses premières représentations figurent sur des fresques funéraires du royaume de Goguryeo, il y a près de deux mille ans, où hommes et femmes portent déjà une courte veste sur un pantalon ou une jupe. Longtemps, les Coréens ont même été surnommés le « peuple vêtu d
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