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Près de sept ans après le succès du premier opus, Frontier Developments remet son titre en jeu avec Planet Zoo 2, disponible depuis le mardi 13 octobre sur PC, PS5 et Xbox Series X|S. Ce nouvel épisode de simulation animalière pousse la modélisation visuelle et la gestion de parc à un niveau inédit, tout en imposant une rigueur accrue aux joueurs.
Une claque visuelle et animalière
Dès les premières minutes, Planet Zoo 2 impressionne par la finesse de ses animations et de ses modèles animaliers. Si la direction artistique conserve des décors aux accents légèrement « cartoon » à la Sims pour préserver la lisibilité, les textures de pelages sous la pluie, la démarche pataude des ours ou la précision des regards transforment chaque enclos en un tableau vivant. Les comportements sociaux variés, comme les plongeons synchronisés et les roulades des loutres de rivière, incitent régulièrement à poser la manette ou la souris pour simplement contempler.
Aquariums et volières : une flexibilité inédite
Parmi les innovations les plus attendues, l’arrivée des aquariums et des volières redéfinit la construction des parcs. Le système d’aquarium offre un contrôle total sur la forme, la profondeur, la transparence du verre et les dénivelés, permettant de bâtir des tunnels serpentant sous des réserves d’eau. La simulation scientifique impose toutefois de gérer la température et la salinité des bassins, avec des réseaux de filtration séparés pour cohabiter entre espèces d’eau douce et marines. Les bâtiments disposent également d’intérieurs entièrement modélisés, des salles de pause aux restaurants personnalisables dont l’agencement influence le rendement financier.
Une économie exigeante et sans pilotage automatique
Sur le plan de la gestion, Planet Zoo 2 refuse la facilité. La nouvelle boucle de jeu lie gestion de parc et conservation : les réserves naturelles et les Crédits de Conservation conditionnent la réintroduction d’espèces aux succès financiers et scientifiques du joueur. Cette approche, plus cérébrale et technique, s’adresse aux gestionnaires avertis, mais impose une rigueur quasi militaire aux néophytes.
Des défauts qui ternissent l’expérience
Malgré ses ambitions, le titre pâtit d’une interface dense, d’une intelligence artificielle parfois incohérente et de chutes de framerate qui nuisent à l’expérience. Ces écueils techniques rappellent que la série, aussi fascinante soit-elle, reste exigeante et perfectible.
Pour les joueurs français passionnés de gestion et de conservation, Planet Zoo 2 représente une opportunité de s’immerger dans une simulation pointue, à condition d’accepter une courbe d’apprentissage abrupte. Le studio britannique Frontier Developments confirme ainsi sa volonté de proposer une alternative plus organique et contemplative aux jeux de gestion traditionnels, en misant sur l’émerveillement plutôt que sur l’adrénaline.
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