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«Pour un débutant, se payer le forfait de ski des 3 Vallées, c’est une hérésie !» : Cécile Revol (Sunweb France) Par Yan Bernard-Guilbaud Publié le 06/10/2026 à 07h45 Suivre Le Figaro sur : Google (ouvre un nouvel onglet) Google Discover (ouvre un nouvel onglet) Google News (ouvre un nouvel onglet) Sujets Interview ski Tourisme Lire dans l’app Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp " data-modal-image-caption="Deux skieurs dévalent une piste enneigée dans les Alpes, où les séjours au ski évoluent entre hausse des prix, nouvelles attentes et recherche de flexibilité." data-modal-image-credit="Florence Piot - stock.adobe.com"> Deux skieurs dévalent une piste enneigée dans les Alpes, où les séjours au ski évoluent entre hausse des prix, nouvelles attentes et recherche de flexibilité. Florence Piot - stock.adobe.com LES ARCHITECTES DU VOYAGE - Alors que les vacances à la montagne coûtent toujours plus cher, les Français revoient leurs habitudes. Séjours plus courts, départs hors vacances scolaires, recherche du meilleur prix… À l’approche de l’hiver 2026-2027, Cécile Revol, directrice générale du voyagiste européen Sunweb France, décrypte les nouvelles tendances du ski. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Partir aux sports d’hiver sans multiplier les réservations ni voir son budget déraper : voilà une promesse qui pourrait séduire bien des familles. Fondé aux Pays-Bas en 1991, Sunweb fête cette année ses 35 ans. Présent sur sept marchés européens, le voyagiste revendique plus de 1,4 million de voyageurs par an et un chiffre d’affaires supérieur à un milliard d’euros. Sa spécialité ? Des séjours au ski et au soleil, commercialisés directement en ligne, qui associent plusieurs prestations dans des formules personnalisables. À la montagne , hébergement et forfaits de remontées mécaniques constituent le socle du séjour, auquel peuvent s’ajouter location de matériel, cours de ski et transport. Un modèle qui entend simplifier l’organisation des vacances tout en permettant aux voyageurs de maîtriser leurs dépenses. Entre envolée des prix, nouvelles attentes des skieurs et incertitudes liées à l’enneigement, comment les vacances à la montagne se réinventent-elles ? Éléments de réponse avec Cécile Revol, directrice générale de Sunweb France. " data-modal-image-caption="Cécile Revol, directrice générale du voyagiste européen Sunweb France." data-modal-image-credit="Photo presse"> Cécile Revol, directrice générale du voyagiste européen Sunweb France. Photo presse Passer la publicité Publicité LE FIGARO. – Les vacances au ski coûtent de plus en plus cher. Les Français ont-ils changé leurs habitudes pour continuer à partir à la montagne ? Cécile Revol. – Nous observons un véritable étalement de la saison. Auparavant, les réservations se concentraient essentiellement sur Noël, le Nouvel An et les vacances de février. Aujourd’hui, janvier et mars prennent de plus en plus d’importance. Cela fait maintenant trois ans que Sunweb vend davantage de séjours en janvier qu’en février ! Et pour l’hiver 2026-2027, la plus forte croissance des réservations concerne le mois de mars. Les écarts tarifaires sont considérables. Un même séjour peut coûter deux à trois fois moins cher simplement en partant deux semaines plus tôt. Certains parents vont même jusqu’à déscolariser leurs enfants pour profiter de ces tarifs. Je suis toujours surprise, lorsque je vais en station en janvier, de croiser des adolescents accompagnés de leurs parents. À lire aussi «Si nous pouvions partir pendant les vacances scolaires au même prix, nous le ferions» : ces familles en vacances après la rentrée La traditionnelle semaine du samedi au samedi est-elle aussi en train de disparaître ? Nous sortons progressivement de ce schéma. Aujourd’hui, 35 % de nos séjours ne correspondent plus au traditionnel séjour de huit jours, du samedi au samedi. Les vacanciers peuvent partir cinq ou six jours, ce qui permet également de réduire la facture. Passer la publicité Publicité Mais cela demande une véritable adaptation logistique de la part des hébergeurs. Il faut pouvoir accueillir les clients et assurer le ménage des appartements en dehors des jours habituels. Nous avons notamment pris le parti de gérer nous-mêmes certains établissements ou de réserver des appartements pour toute la saison, ce qui nous permet de proposer des dates d’arrivée et de départ beaucoup plus flexibles. Sunweb mise sur des séjours associant hébergement et forfaits de remontées mécaniques. Comment parvenez-vous à proposer des prix plus avantageux qu’une réservation effectuée directement par le client ? Notre capacité à nous engager sur des volumes importants nous permet d’obtenir des réductions substantielles sur les différentes composantes du séjour. Nous avons notamment des engagements pluriannuels avec une quinzaine de stations, auprès desquelles nous achetons des volumes de forfaits à l’avance. En regroupant ces prestations, nous pouvons proposer des tarifs inférieurs à ceux que le client obtiendrait en réservant chaque élément séparément. Vous affirmez qu’il y a « peu de produits aussi anxiogènes que le ski ». Qu’entendez-vous par là ? C’est particulièrement vrai pour quelqu’un qui vient à la montagne pour la première fois. Il faut trouver son hébergement, récupérer les clés, aller chercher ses forfaits, louer son matériel… C’est un véritable parcours du combattant ! Notre rôle consiste à faciliter cette organisation. Dans les stations où nous disposons de guides, ils deviennent les interlocuteurs privilégiés des clients. Ailleurs, nous proposons une assistance digitale disponible 24 heures sur 24 et sept jours sur sept, qui associe intelligence artificielle et intervention humaine pour les demandes plus spécifiques. L’idée est de gommer tous les petits désagréments qui peuvent compliquer
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