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" data-modal-image-caption="L'ultrafuturiste Dongdaemun Design Plaza, signé Zaha Hadid." data-modal-image-credit="STANISLAS FAUTRE"> L'ultrafuturiste Dongdaemun Design Plaza, signé Zaha Hadid. STANISLAS FAUTRE Séoul, la tentation du futur Devenue en l’espace de quelques décennies l’incarnation du mot « vitesse », la capitale coréenne reste une ville qui s’offre lentement. Son architecture se déploie comme un gigantesque patchwork aux coutures invisibles, suspendu entre plusieurs époques. Par Alicia Dorey , pour Le Figaro Voyage Publié le 01/10/2026 à 11h00, mis à jour le 04/10/2026 à 09h00 Suivre Le Figaro sur : Google (ouvre un nouvel onglet) Google Discover (ouvre un nouvel onglet) Google News (ouvre un nouvel onglet) Sujets Tourisme Architecture art de vivre Lire dans l’app Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Si certaines métropoles d’ Asie mêlent à la fois l’ennuyeux quadrillage d’avenues numérotées et l’entrelacs de ruelles aux noms indéchiffrables, les immeubles hérissés d’antennes satellites et les échoppes aux cloisons fines comme du papier, Séoul change de peau à vue d’œil, dans une succession de mues indéchiffrables au premier contact. C’est une ville-chantier, dont la modernité extrême plonge le visiteur dans un singulier mélange d’urgence et de nostalgie, pensée dans une langue où le mot « béton » n’a même pas eu le temps d’être inventé. À découvrir Voyages en Corée du Sud : les circuits, hôtels et séjours sur mesure de nos partenaires La puissance qui s’en dégage dépasse son bouillonnement de surface, pour aller trouver ses origines dans un héritage plus profond, celui d’une spiritualité issue de la géomancie chinoise, que l’on appelle ici le « pungsu », déclinaison coréenne du feng shui, qui régit aussi bien l’agencement des intérieurs que l’aménagement du territoire. Passer la publicité Publicité « En Corée du Sud, l’énergie est véhiculée entre les montagnes, non par leur altitude, mais par leur forme même , affirme David-Pierre Jalicon, architecte français et président de la chambre de commerce et d’industrie franco-coréenne, installé à Séoul depuis plus de trente ans. Refuges des esprits, il est interdit d’y bâtir, et c’est la raison pour laquelle on construit en bas. Comme l’espace manque, on érige en hauteur. » Séoul n’est ainsi pas née d’un plan en damier rigide, mais s’est structurée par ses flux, s’insinuant dans les creux de sa topographie comme autant de fragments en perpétuel mouvement. Elle joue allègrement de ses contradictions, à la fois ultraconnectée, moderne, mais se construit dans la pression, l’inachèvement et la tentation de l’oubli. Préparer son voyage Service Le contenu de cet article a été rédigé de manière indépendante par la rédaction. Lorsque vous cliquez ou effectuez une réservation via nos liens partenaires, Le Figaro peut percevoir une commission. Devis gratuit pour voyage personnalisé Voir Réserver un voyage sur mesure Voir Réserver un circuit Voir Réserver des activités en Corée du Sud Voir Réserver un hôtel en Corée du Sud Voir Réserver un billet d'avion pour Corée du Sud Voir Déambulation dans Séoul la futuriste Accéder au diaporama (9) Manhattan de verre et d’acier Séjour de nos partenaires Contenus sponsorisés. Lorsque vous cliquez ou effectuez une réservation via nos liens partenaires, Le Figaro peut percevoir une commission. Séjour Corée du Sud | 14 jours | Odyssée dans la K-culture 14 jours À partir de 3 380 € Voir l'offre Gangnam retranscrit à la perfection cette étonnante amnésie : il y a cinquante ans étaient des champs, et aujourd’hui, un Manhattan de verre et d’acier. Sur l’artère principale de ce quartier rendu célèbre dans le monde entier grâce à la culture K-pop – visible par l’entremise de petites statues aux contours d’oursons multicolores – se dressent les décors monumentaux de boutiques révélant la fascination des Sud-Coréens pour le luxe à la française. On y croise notamment le superbe vaisseau amiral de Christian Dior, œuvre de l’architecte Christian de Portzamparc. Ses formes ondoyantes en fibre de verre évoquent les drapés souples et mouvants des pièces les plus sculpturales de la maison, et cette enveloppe flottant autour du bâtiment crée un effet de tissu en suspension. Mais il suffit d’emprunter une perpendiculaire pour apercevoir l’envers du décor : des façades interchangeables, qui ne prennent parfois pas la peine d’envelopper l’édifice dans sa totalité, laissant apparaître sur le côté des aplats de béton brut, donnant à l’ensemble de faux airs felliniens, comme si l’on se retrouvait soudainement plongé dans le décor de carton-pâte des studios de Cinecittà. À perte de vue, des bâtiments comme éphémères, pensés pour l’angle parfait, mais aussi des machines à fabriquer du désir. La ville les absorbe sans sourciller, comme si tout devait, un jour, pouvoir se déployer ailleurs. Folie laborieuse Plus loin, dans un contraste saisissant, s’élève le siège de NCsoft, l’un des géants coréens du jeu vidéo, dont l’austérité extérieure cache un enchevêtrement de bureaux et d’espaces de vie, destinés à accueillir une armée de salariés rivés à leurs écrans dès les premières lueurs de l’aube, dans un savant mélange de communion, de folie laborieuse et d’esprit de phalanstère. Passer la publicité Publicité À quelques centaines de mètres, les bâtiments changent de hauteur, à la faveur d’un quartier plus résidentiel ondoyant le long du parc Dosan, où l’on retrouve la maison Hermès, un cube quasi parfait. Avec au fil des rues, des concept stores et des galeries d’art contemporain, baignés d’une atmosphère oscillant entre le sud de Brooklyn et l’éclectisme bigarré du haut Marais parisien. Sous couvert d’une économie empruntant volontiers au capitalisme américain, la touche française bénéficie à Séoul d’une estime n’ayant guère d’équivalent dans le monde en m
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